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Plongée sur l'épave du Nahoon aux Anses d'Arlet : ce que vingt ans de coraux ont redessiné

Plongée sur l'épave du Nahoon aux Anses d'Arlet : ce que vingt ans de coraux ont redessiné

1 juin 2026 14 min de lecture
Plongée sur l’épave du Nahoon en Martinique : découvrez ce récif artificiel à 35 m au large des Anses d’Arlet, son histoire, sa faune colonisée de coraux éponges et tous les conseils pratiques (niveau, sécurité, saison) pour organiser votre plongée épave.
Plongée sur l'épave du Nahoon aux Anses d'Arlet : ce que vingt ans de coraux ont redessiné

Plongée sur l’épave du Nahoon en Martinique : un récif artificiel devenu cathédrale sous-marine

Épave du Nahoon aux Anses d'Arlet : un récif artificiel devenu cathédrale sous-marine

Au large de Grande Anse d'Arlet, en Martinique, l’épave Nahoon repose à 35 mètres sur un fond de sable clair, à l’entrée de la baie. Ce navire de 41 mètres, ancien voilier de croisière construit en acier, a été immergé volontairement le 15 mai 1993 par le Comité Régional Martinique de Plongée (CRMP) et la commission environnement de la FFESSM, sous l’impulsion de Quinette Rochemont, pour créer un récif artificiel et un site de plongée épave accessible aux plongeurs confirmés ; depuis, la coque s’est lentement colonisée de vie. En descendant le long du mouillage, la lumière se tamise, la baie se dissout au-dessus de vous et la silhouette sombre du Nahoon Martinique apparaît, massive, comme un décor de guerre pacifié par les coraux et les éponges.

La plongée sur l’épave Nahoon en Martinique n’a rien d’un simple exercice technique, c’est une expérience sensorielle complète qui commence dès le bateau, au départ des Anses d’Arlet. Les clubs de plongée Martinique les plus sérieux limitent la taille des palanquées, vérifient le niveau de chaque plongeur et rappellent l’histoire du navire avant la bascule arrière ; « Quelle est la profondeur de l'épave du Nahoon ? » et « Quel est l'état actuel de l'épave ? » reviennent souvent pendant le briefing, tout comme « Quels niveaux de plongée sont requis pour explorer le Nahoon ? ». À bord, on parle déjà de faune et flore, d’état de conservation de l’épave, de la façon dont les coraux éponges ont colonisé chaque rambarde, et l’on compare ce récif artificiel aux autres épaves Martinique disséminées entre la baie de Fort-de-France et le sud caraïbe.

Le Comité Régional Martinique de Plongée a supervisé l’immersion du Nahoon avec les autorités maritimes, transformant ce navire en laboratoire vivant pour biologistes et plongeurs. Depuis, les études sur les récifs artificiels menées en Martinique et en Guadeloupe, notamment autour de Pointe-à-Pitre, montrent une augmentation nette de la biodiversité sur ce type d’épaves, et l’épave Nahoon est devenue une référence pour la plongée Martinique orientée nature plutôt que parc d’attraction. Pour un voyageur qui cherche une Martinique plongée authentique, loin des clichés tout inclus, descendre sur le Nahoon épave, c’est toucher du masque la manière dont l’île réinvente son rapport à la mer, entre protection de la faune flore et valorisation de sites plongée exigeants.

Descente le long du mouillage : du bateau à la coque, un ballet de lumière

Le matin, la baie de Grande Anse d’Arlet est encore calme quand le bateau de plongée quitte le mouillage, glissant entre les yoles et les pêcheurs qui rentrent poser leurs casiers. À bord, l’équipe vérifie les phares et balises, les ordinateurs, les blocs, pendant que le moniteur détaille la plongée épave : profondeur maximale autour de 30 à 35 mètres selon le profil, temps de fond maîtrisé, retour le long du mouillage pour limiter l’impact sur le récif artificiel. Le niveau 2 ou équivalent est recommandé, car la profondeur et le courant possible exigent une bonne gestion de la flottabilité et du stress, surtout pour les plongeurs qui découvrent les épaves Martinique.

Une fois à la pointe sud de la baie, le capitaine se cale au-dessus du site grâce au GPS, aux phares balises et aux repères côtiers, bien loin de Pointe-à-Pitre ou de Sainte Lucie mais dans la même logique caribéenne de routes maritimes et de navires recyclés. On s’équipe assis au bord, masque sur le front, détendeur en bouche, puis la bascule arrière vous plonge dans un bleu dense où la surface se referme comme une porte ; les premiers mètres sont un sas, on égalise, on se stabilise, on laisse les bulles filer vers la lumière. À 15 ou 20 mètres, la masse sombre du Nahoon Martinique se dessine, les mats brisés par un cyclone apparaissent comme des colonnes, et l’on comprend pourquoi ce site figure parmi les meilleurs sites plongées de la Caraïbe pour qui aime les épaves vivantes.

Le Comité Régional Martinique de Plongée et les clubs locaux ont mis en place des protocoles stricts pour préserver l’état de conservation de l’épave Nahoon, en limitant les ancrages sauvages et en imposant un mouillage fixe. Cette rigueur fait la différence avec certains sites plongée plus anciens, où les coques ont souffert des butins de guerre de plongeurs peu scrupuleux et des ancres mal posées, et elle garantit une expérience durable pour les générations futures. Pour préparer cette immersion, certains centres proposent même des plongées techniques sur d’autres reliefs sous-marins, comme celles décrites sur la pointe de la Baleine et ses plongées techniques de la Caraïbe, histoire d’affiner son niveau avant de se confronter à la profondeur du Nahoon.

Coraux, éponges et faune : comment la vie a colonisé le Nahoon

Arrivé au-dessus du pont, on réalise à quel point la faune flore a colonisé chaque centimètre de l’épave Nahoon, transformant le métal nu en jardin suspendu. Les coraux éponges, gorgones et alcyonaires tapissent les rambardes, les mats couchés et les superstructures, dessinant des arabesques colorées qui contrastent avec la coque sombre ; des bancs de chirurgiens bleus, de poissons anges et de demoiselles tournent en nuages serrés, tandis que les barracudas restent en retrait, immobiles, comme des sentinelles. Dans les failles, les murènes se faufilent, les langoustes pointent leurs antennes, et il n’est pas rare de croiser une tortue imbriquée qui vient brouter les éponges, indifférente au ballet des plongeurs.

Ce récif artificiel n’a rien d’un décor figé, il évolue saison après saison, au rythme des courants et des larves qui se déposent sur la tôle ; l’ancienne épave de navire marchand est devenue un support idéal pour les larves de coraux durs et mous, qui trouvent là une structure verticale rare sur ce secteur de la Martinique. Les biologistes qui suivent l’état de conservation du site, en lien avec le CRMP et des programmes régionaux, notent une augmentation de la diversité spécifique, comparable à celle observée sur certaines épaves de Sainte Lucie ou de la zone de Pointe-à-Pitre, mais avec une particularité : la proximité de la côte et des anses Arlet crée un gradient de lumière qui favorise des espèces photophiles sur le haut des structures et des espèces plus cryptiques dans les cales. Pour le plongeur, cette richesse se traduit par une expérience toujours renouvelée, où chaque plongée Martinique sur le Nahoon épave révèle un détail nouveau, une colonie de coraux éponges plus dense, un nuage de juvéniles apparu depuis la dernière visite.

Les clubs de Martinique plongée insistent sur un point : ne pas toucher, ne pas s’accrocher, ne pas soulever de sédiment, pour préserver la faune flore qui a colonisé l’épave et éviter de fragiliser les coraux éponges déjà mis à l’épreuve par le réchauffement. Cette éthique s’inscrit dans une vision plus large de la plongée épave, où l’on ne cherche plus un butin de guerre à ramener à la surface, mais un équilibre entre exploration et protection, entre adrénaline et contemplation. En sortant de l’eau, on garde en tête cette image de navire fantôme devenu refuge, et l’on comprend que l’avenir des épaves Martinique se jouera dans cette capacité à concilier tourisme et science, curiosité et retenue.

Architecture du navire et itinéraire sous-marin : lire le Nahoon comme un livre d’acier

Pour profiter pleinement de l’épave Nahoon, il faut la lire comme un plan en trois dimensions, en commençant par le pont supérieur avant de descendre vers les zones plus profondes. Le navire repose droit sur sa quille, avec l’étrave orientée vers le large et la poupe tournée vers la côte, ce qui permet aux plongeurs de se repérer facilement par rapport à la baie et aux reliefs des Anses d’Arlet ; les anciens mats, endommagés par un cyclone, gisent désormais sur le sable, offrant des lignes de fuite spectaculaires pour les photographes. On suit généralement un itinéraire qui longe le bord bâbord, remonte par la passerelle, puis explore les cales ouvertes, en restant vigilant sur la profondeur et le temps de fond indiqué par l’ordinateur.

Les clubs les plus pointus proposent des briefings détaillés, parfois illustrés de croquis, où l’on évoque aussi l’histoire maritime de la région, de la pointe des Nègres à la pointe Borgnèse, en passant par les routes vers Sainte Lucie et au-delà. On y apprend que si le Nahoon n’est pas un navire de guerre, il partage avec certaines épaves historiques la capacité à raconter une époque, un commerce, une manière de naviguer, et qu’il s’inscrit dans une constellation d’épaves Martinique qui vont des petits remorqueurs aux cargos plus imposants. Pour les plongeurs de niveau avancé, certains centres autorisent des pénétrations limitées dans les volumes les plus ouverts, toujours en configuration adaptée et sous la supervision d’un guide formé à la plongée épave.

Cette approche structurée fait écho à d’autres sites plongées techniques de l’île, comme les tombants de la pointe de la Baleine ou les reliefs plus engagés du canal de Sainte Lucie, où la lecture du relief est essentielle pour gérer sa consommation et son orientation. Elle rappelle aussi que la plongée Martinique ne se résume pas aux tortues des Anses d’Arlet ou aux poissons tropicaux de surface, mais qu’elle offre une palette d’ambiances, du plateau corallien peu profond aux épaves profondes, en passant par les secs exposés au courant. En sortant du Nahoon, on remonte le long du mouillage, on fait son palier en regardant la lumière vibrer sur les bulles, et l’on se dit que cette architecture d’acier colonisée par le vivant est peut-être la meilleure métaphore de la Martinique : une île qui recycle son histoire pour en faire un futur habitable.

Préparer sa plongée sur le Nahoon : niveau, sécurité et itinéraires autour des Anses d’Arlet

Organiser une plongée sur l’épave Nahoon en Martinique demande un minimum d’anticipation, surtout si vous voyagez pour dix à quatorze jours avec l’envie d’alterner randonnées, sessions de surf et immersions profondes. Les centres basés aux Anses d’Arlet connaissent parfaitement le site, travaillent avec des bateaux adaptés et des guides formés à la plongée épave, et vérifient systématiquement le niveau des plongeurs avant de programmer l’immersion ; un niveau 2 ou équivalent reste la référence pour descendre sereinement à 30 ou 35 mètres, gérer un éventuel courant et respecter les paliers. On vous demandera aussi un certificat médical à jour, une assurance plongée et un carnet attestant de votre expérience récente en profondeur.

Entre deux immersions sur le Nahoon Martinique ou sur d’autres épaves Martinique plus accessibles, il vaut la peine de rayonner dans le sud caraïbe pour saisir la diversité des ambiances marines. Une matinée à Anse Dufour pour nager avec les tortues, un après midi à Grande Anse d’Arlet pour un ti punch face au coucher de soleil, puis une journée plus au vent vers la pointe Borgnèse ou la plage d’Anse à l’Âne, décrite en détail sur cette page consacrée à la plage qui regarde Fort-de-France sans hériter du bruit du chef-lieu. Ces itinéraires permettent de comprendre comment la baie, les anses, les caps structurent la vie maritime, des phares et balises qui guident les navires aux mouillages des pêcheurs, et pourquoi la Martinique plongée séduit autant les voyageurs en quête d’authenticité. On est loin des grands ports comme Pointe-à-Pitre, mais on retrouve la même culture de la mer, simplement à une échelle plus intime.

Sur le bateau qui vous ramène des Anses d’Arlet après la plongée, le sel sèche sur la peau pendant que l’on échange sur l’état de conservation de l’épave Nahoon, sur les coraux éponges observés ce jour là, sur la tortue qui a croisé la palanquée au niveau du pont. Certains comparent avec des plongées faites à Sainte Lucie, d’autres évoquent des épaves de guerre visitées en Méditerranée, mais tous s’accordent sur un point : ici, l’expérience tient autant à la qualité du site qu’à la manière dont l’île l’a intégré dans une vision durable de ses sites plongée. On rentre au mouillage, on rince le matériel, on pense déjà à la prochaine immersion, et l’on garde en tête cette phrase qui résume la promesse du Nahoon et de la Martinique nahoon : pas le sable blanc de brochure, mais l’odeur du canna après l’averse.

FAQ sur la plongée sur l’épave du Nahoon en Martinique

Quelle est la profondeur de l’épave du Nahoon en Martinique ?

L’épave Nahoon repose sur un fond d’environ 35 mètres au large de Grande Anse d’Arlet, ce qui en fait un site réservé aux plongeurs de niveau 2 ou équivalent. La partie la plus haute de la structure se situe légèrement moins profond, autour de 28 à 30 mètres, mais le profil de plongée reste clairement une immersion profonde. Les centres de plongée locaux adaptent la durée au fond et les paliers en fonction de l’expérience de chaque palanquée.

Quel niveau de plongée est requis pour explorer le Nahoon en sécurité ?

Les clubs recommandent un niveau 2 de plongée sous-marine, ou une certification équivalente permettant l’autonomie encadrée à 30 mètres, pour accéder à l’épave Nahoon. Cette exigence tient à la profondeur, à la gestion des paliers et à la possibilité de courant modéré sur le site, qui demandent une bonne maîtrise de la flottabilité. Les plongeurs moins expérimentés peuvent commencer par des sites plus peu profonds autour des Anses d’Arlet avant de programmer le Nahoon.

Dans quel état se trouve aujourd’hui l’épave Nahoon et sa biodiversité ?

L’état de conservation de l’épave est considéré comme bon, malgré les dégâts causés à deux mats par un cyclone plusieurs années après l’immersion. La structure principale du navire reste stable, et la faune flore a largement colonisé la coque, avec une forte présence de coraux éponges, de gorgones et de poissons tropicaux. Les clubs locaux veillent à limiter l’impact des plongeurs pour préserver ce récif artificiel sur le long terme.

Comment se déroule concrètement une sortie plongée sur le Nahoon depuis les Anses d’Arlet ?

La plupart des sorties partent tôt le matin depuis les pontons de Grande Anse d’Arlet, à bord de bateaux spécialement équipés pour la plongée. Après un briefing détaillé sur l’histoire du navire, le profil de plongée et les consignes de sécurité, le bateau se positionne sur le mouillage fixe de l’épave Nahoon. La palanquée descend ensuite le long du mouillage, effectue le tour de l’épave selon le plan annoncé, puis remonte pour effectuer les paliers avant de regagner la baie.

En quoi le Nahoon se distingue-t-il des autres épaves de la Caraïbe ?

Le Nahoon se distingue d’abord par sa profondeur intermédiaire, autour de 30 à 35 mètres, qui le rend accessible à un large public de plongeurs confirmés, contrairement à certaines épaves plus profondes de la région. Sa transformation en récif artificiel très colonisé, à proximité immédiate des Anses d’Arlet, offre aussi une combinaison rare entre accessibilité logistique, richesse biologique et ambiance d’épave bien conservée. Comparé à d’autres sites de la Caraïbe, il séduit par cette alliance de structure lisible, de biodiversité dense et de cadre paysager typiquement martiniquais.