Hôtel Frégate Bleue
Nous avons été sensibles à ce que l’on voit depuis les balcons : les îlets...
Il faut monter. La route quitte le village de Tartane, s’enroule autour du morne Pavillon, et la maison apparaît en terrasses : une succession de volumes bas posés dans un jardin créole où les manguiers ont donné leur nom à l’hôtel. En contrebas, la baie s’ouvre en entier, les yoles au mouillage, la barre d’écume au large, et la ligne verte de la presqu’île de la Caravelle qui file vers l’est. Vingt et une chambres, pas une de plus, réparties entre le bâtiment principal et des bungalows dispersés dans la végétation. On est à cinq minutes à pied du village, et pourtant on n’entend que l’alizé.
Trois raisons, et elles tiennent ensemble. La vue d’abord : ici, la mer n’est pas un argument de brochure mais la chose que l’on regarde du lit, de la piscine et de la terrasse du matin. L’échelle ensuite : vingt et une chambres tenues en famille, c’est une maison où l’on vous reconnaît dès le deuxième jour. La situation enfin : la Caravelle est l’un des rares endroits de l’île où l’on enchaîne une randonnée en réserve naturelle le matin, une session de surf l’après-midi et un poisson grillé au village le soir, sans jamais reprendre la voiture plus d’un quart d’heure.
Tartane est un vrai village de pêcheurs : une rue qui longe l’eau, une boulangerie, quelques tables où l’on sert ce qui est rentré le matin. On y descend de l’hôtel en moins de cinq minutes à pied. La plage de Tartane suit dans la foulée, celle de l’Anse l’Étang un peu plus loin sur la côte au vent, avec les spots de surf qui font venir les habitués de l’île dès que la houle monte. À l’est, la route se termine sur la réserve naturelle de la Caravelle, ses sentiers balisés et les ruines du château Dubuc. Le Robert est à vingt minutes de route, Fort-de-France à une heure.
Prix : €€
Vibe : créole, familial, ouvert sur la mer
Chambres : 21, des doubles vue jardin aux quadruples vue mer, plus des bungalows à kitchenette
Pour qui : randonneurs de la Caravelle, surfeurs, familles en séjour d’une semaine
Ce que nous préférons : les bungalows créoles posés dans le jardin de manguiers, chacun avec sa terrasse sur la baie
Équipements : piscine, jardin créole, kitchenettes, parking privé gratuit, animaux acceptés
À voir autour : village et plage de Tartane (5 min à pied), réserve naturelle de la Caravelle et château Dubuc, spots de surf de l’Anse l’Étang, Le Robert (20 min)
La carte se lit d’un coup d’œil : doubles vue jardin pour deux, doubles vue mer, triples et quadruples vue mer pour les familles, et quelques espaces plus larges vue mer. Les doubles font douze mètres carrés, les quadruples vingt et un, et l’essentiel de la surface utile est dehors : chaque logement ouvre sur une terrasse ou un balcon, et c’est là que se passe la journée, du café du matin au dernier bain de mer regardé de haut. Les bungalows créoles, dispersés dans le jardin, ajoutent une kitchenette et une autonomie que les chambres n’ont pas. Ce sont eux qu’il faut demander pour un séjour long.
La réserve naturelle ferme la presqu’île à l’est, à quelques minutes de voiture de l’hôtel, et propose deux itinéraires balisés : une boucle courte autour des ruines du château Dubuc et de la mangrove, une longue qui pousse jusqu’au phare et aux falaises battues par l’alizé. Les paysages n’ont rien de commun avec le reste de la Martinique : savane sèche, cactus, criques abruptes, et une lumière qui tourne selon l’heure. Partir tôt reste la bonne méthode, avant que le soleil ne s’installe sur la crête.
L’arrivée se fait à partir de quinze heures et jusqu’en début de soirée, le départ le matin. Les animaux sont acceptés, le parking est privé et gratuit. La côte au vent a son caractère propre : la mer y est plus remuante que dans le sud, l’alizé souffle en continu, et c’est précisément ce qui fait la fraîcheur des nuits et le bonheur des surfeurs. Une voiture reste utile pour explorer l’île, mais pas pour vivre ici : le village, la plage et la réserve se rejoignent à pied ou presque.
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